30-03-2026, 13:51:52
Le match vu par la presse Nancéienne.
Le SLUC Nancy a encore tiré les marrons du feu, à Limoges
Comme à Monaco et contre Dijon, le SLUC a d’abord pris ses distances face à Limoges, avant de connaître une fin de match plus crispée. À l’arrivée, il a su sauver l’essentiel et empocher une quatrième victoire de suite. À consommer sans modération !
Le SLUC a donc décidé de nous faire le coup tous les week-ends… Comme à Monaco, comme face à Dijon, les Nancéiens ont mené de plus de 20 points en début de deuxième période, ce samedi soir, sur le parquet de Limoges.
Et encore une fois, ils ont mis le pied sur le frein pour, au final, se coltiner un « money time » crispé, qu’il a fallu régler sur la ligne des lancers-francs. Le même scénario trois fois de suite : merci bien pour le stress et les émotions !
Cela dit, on ne va évidemment pas faire la fine bouche, alors que le SLUC vient de mettre en banque une quatrième victoire consécutive, en pleine dernière ligne droite vers le play-in. L’essentiel est sauf et quels que soient les chemins empruntés, seul le résultat final compte à cette heure-ci. Surtout si les Nancéiens arrivent à bon port en fin de saison. En l’occurrence, ce samedi, sans Mohammad Amini forfait de dernière minute (petite entorse de la cheville), ils ont sans doute fait un grand pas dans la bonne direction.
Ce que les Nancéiens ont parfaitement su faire, au moins dans un premier temps, c’est appuyer sur des têtes malades pour les laisser sous l’eau. Dans une ambiance qui n’a jamais été aussi… feutrée à Beaublanc (les ultras étaient en grève), les Limogeauds (sans Mason, Guissé, Stergar et Jovanovic) ont d’abord affiché une fébrilité, dont le SLUC a profité pour prendre confiance, notamment derrière la ligne des trois points. Dans ce domaine, Goudou-Sinha, Fleming et Fodzo-Dada lui ont permis de prendre les commandes d’entrée (11-21, 9e ; 22-35, 14e).
Les tentatives désespérées du CSP Limoges
Un petit regret, déjà : le nombre de balles perdues, de marcher notamment et d’oublis défensifs, qui ont empêché Nancy de prendre le large dans de plus grandes proportions. Il y avait pourtant la place, face à cette équipe du CSP timorée et qui a rejoint le vestiaire à la pause sous les sifflets de Beaublanc (37-48).
Mais encore une fois, malgré le chantier de Gombauld dans la raquette et le joli 5 sur 8 à trois points à mi-course, le SLUC n’avait finalement « que » onze points d’avance. Or, dans la foulée d’un 17 à 7 au retour des vestiaires, l’équipe de Sylvain Lautié a enfin donné plus de relief à sa domination (44-65, 26e). Même si les précédents nous ont appris à nous méfier, le SLUC était sur la voie royale.
Mais pour être tombés dans la précipitation et la facilité, et pour avoir un peu oublié que des garçons tels que Lang, Invernizzi et Lewis pouvaient dégainer sans sommation, les Nancéiens ont progressivement vu le CSP fondre sur ses talons (61-79, 33e ; 81-90, 38e). Dans une ultime tentative désespérée, essentiellement depuis la ligne des 6,75m, Nicolas Lang et ses copains sont même revenus à trois petits points, à 18’’5 de la fin (89-92). Et ce sont Nolley et Goudou-Sinha qui se sont chargés de valider la victoire, sur la ligne des lancers.
Dans le dernier quart-temps, le SLUC a joué avec le feu (32-22). Mais c’est encore lui qui a réussi à en tirer les marrons…
———
Sylvain Lautié, après Limoges - SLUC Nancy : « On est heureux, un point c’est tout ! »
Les réactions des deux coaches, après la victoire du SLUC à Limoges (89-95).
Sylvain Lautié : « On est très content de prendre ce match. Je pense qu’on s’est précipité un peu. On a tous, et je dis bien tous, manqué un peu d’humilité en pensant qu’on pouvait aller jouer tous les un contre deux… Il y a eu des prises de risques inutiles, alors que Limoges était en place défensivement. Il fallait laisser Limoges venir, alors que nous sommes allés nous mettre dans le paquet. Mais bon, on est heureux, un point c’est tout ! Et on va fêter cette quatrième victoire dans ce championnat qui est très dur. Et il nous manquait quand même Mohammad Amini pour verrouiller un peu plus la défense. Maintenant, on va se préparer très sereinement pour le derby, qu’il faudra absolument gagner ».
Dario Gjergja (coach Limoges) : « Je félicite Nancy et je dois dire que je suis fier de mon groupe. Ce (samedi) soir, nous avons joué à sept… Et les sept joueurs ont donné tout ce qu’ils avaient à donner. Dans le premier quart-temps, nous avons été un peu fébriles. Il y a eu des balles perdues par naïveté et nous avons souffert au rebond. Mais les joueurs ont continué de se battre. Ce genre d’attitude, c’est que nous aimerions voir à chaque match ».
——
SLUC Nancy : la plus belle série depuis le retour dans l’élite
Quels que soient les chemins qu’il emprunte, le SLUC enjambe les obstacles et entasse les victoires. Quatre de suite : cela n’était plus arrivé depuis le retour du club en Betclic Élite. La qualification pour le play-in est au bout de la piste, sur laquelle les Nancéiens sprintent depuis trois semaines !
Après Limoges - SLUC
89-95
Depuis le début de la saison, on peut compter sur les doigts d’une main les conférences de presse d’après-match au cours desquelles le coach nancéien Sylvain Lautié n’a pas posé sur la table la carte « équipe jeune ». Tantôt brandi comme une excuse (ou plutôt comme une explication), tantôt comme un « argument de vente », ce concept qui relève par ailleurs d’un fait incontestable, a une nouvelle fois eu droit de cité, samedi soir, dans les couloirs de Beaublanc.
« Notre jeunesse était un inconvénient en début de saison. Elle peut devenir une belle force en fin de saison… », a ainsi conclu l’entraîneur, avant de monter dans le car. Cette jeunesse, privée pour l’occasion de l’un de ses fers de lance Mohammad Amini, a sans doute sa part de responsabilité dans le relâchement qui a permis à Limoges de revenir dans le match pour effrayer les fans du SLUC. Comme à Monaco, comme face à Dijon. « Même si ce ne sont pas toujours les jeunes qui mettent l’équipe à l’envers… », a d’ailleurs précisé le technicien nancéien.
Mais à Limoges, cette « équipe jeune », qui semble désormais capable de reprendre le contrôle au beau milieu des zones de turbulences, a coché une nouvelle case : elle a gagné en ayant livré un match que l’on peut qualifier de… moyen. Un match jalonné de déchets (17 balles perdues, 17 rebonds offensifs laissés à Limoges, des paniers faciles vendangés…). Gagner sans briller, cela ressemble à un nouveau pas vers la maturité. Et même si la marge est mince, on a désormais parfois le sentiment qu’elle existe bel et bien, au moins face à certains adversaires.
Quatre à la suite…
En tout cas, le potentiel du SLUC est en train d’éclore avec un sens aiguisé du timing. À Limoges, Enzo Goudou-Sinha et ses coéquipiers ont enfilé leur quatrième succès consécutif sur le fil de la saison régulière et emmagasiné le plein de confiance qui va avec, à quelques jours du… « grand-estico » face à Strasbourg (vendredi, 20h30).
Quatre victoires consécutives : le SLUC n’avait jamais été à pareille fête depuis son retour en Betclic Élite (où il dispute sa quatrième saison). Un joli chapelet de victoires que seule la première moitié du classement de Betclic Élite peut revendiquer cette saison (1). Voilà qui donne encore un peu plus de relief aux performances actuelles des basketteurs nancéiens.
La course au play-in
Depuis le retour de la trêve de février, le SLUC cavale à grandes enjambées vers son objectif : le play-in (places de 7 à 10). Ses quatre succès consécutifs et la perspective de recevoir Le Portel et Saint-Quentin en fin de parcours lui ont joliment dégagé l’horizon vers la dixième et dernière place qualificative (la 9e reste également à portée de fusil).
Pour autant, s’il affiche désormais deux victoires d’avance sur Dijon et une doublée du panieaverage sur Boulazac, le compte n’y est pas encore, tout à fait. Mais le vent est porteur et le ballottage est favorable.
(1). Sept autres équipes ont cumulé au moins quatre victoires de rang cette saison : Bourg-en-Bresse, Le Mans, ASVEL, Monaco, Nanterre, Paris et Strasbourg.
Le SLUC Nancy a encore tiré les marrons du feu, à Limoges
Comme à Monaco et contre Dijon, le SLUC a d’abord pris ses distances face à Limoges, avant de connaître une fin de match plus crispée. À l’arrivée, il a su sauver l’essentiel et empocher une quatrième victoire de suite. À consommer sans modération !
Le SLUC a donc décidé de nous faire le coup tous les week-ends… Comme à Monaco, comme face à Dijon, les Nancéiens ont mené de plus de 20 points en début de deuxième période, ce samedi soir, sur le parquet de Limoges.
Et encore une fois, ils ont mis le pied sur le frein pour, au final, se coltiner un « money time » crispé, qu’il a fallu régler sur la ligne des lancers-francs. Le même scénario trois fois de suite : merci bien pour le stress et les émotions !
Cela dit, on ne va évidemment pas faire la fine bouche, alors que le SLUC vient de mettre en banque une quatrième victoire consécutive, en pleine dernière ligne droite vers le play-in. L’essentiel est sauf et quels que soient les chemins empruntés, seul le résultat final compte à cette heure-ci. Surtout si les Nancéiens arrivent à bon port en fin de saison. En l’occurrence, ce samedi, sans Mohammad Amini forfait de dernière minute (petite entorse de la cheville), ils ont sans doute fait un grand pas dans la bonne direction.
Ce que les Nancéiens ont parfaitement su faire, au moins dans un premier temps, c’est appuyer sur des têtes malades pour les laisser sous l’eau. Dans une ambiance qui n’a jamais été aussi… feutrée à Beaublanc (les ultras étaient en grève), les Limogeauds (sans Mason, Guissé, Stergar et Jovanovic) ont d’abord affiché une fébrilité, dont le SLUC a profité pour prendre confiance, notamment derrière la ligne des trois points. Dans ce domaine, Goudou-Sinha, Fleming et Fodzo-Dada lui ont permis de prendre les commandes d’entrée (11-21, 9e ; 22-35, 14e).
Les tentatives désespérées du CSP Limoges
Un petit regret, déjà : le nombre de balles perdues, de marcher notamment et d’oublis défensifs, qui ont empêché Nancy de prendre le large dans de plus grandes proportions. Il y avait pourtant la place, face à cette équipe du CSP timorée et qui a rejoint le vestiaire à la pause sous les sifflets de Beaublanc (37-48).
Mais encore une fois, malgré le chantier de Gombauld dans la raquette et le joli 5 sur 8 à trois points à mi-course, le SLUC n’avait finalement « que » onze points d’avance. Or, dans la foulée d’un 17 à 7 au retour des vestiaires, l’équipe de Sylvain Lautié a enfin donné plus de relief à sa domination (44-65, 26e). Même si les précédents nous ont appris à nous méfier, le SLUC était sur la voie royale.
Mais pour être tombés dans la précipitation et la facilité, et pour avoir un peu oublié que des garçons tels que Lang, Invernizzi et Lewis pouvaient dégainer sans sommation, les Nancéiens ont progressivement vu le CSP fondre sur ses talons (61-79, 33e ; 81-90, 38e). Dans une ultime tentative désespérée, essentiellement depuis la ligne des 6,75m, Nicolas Lang et ses copains sont même revenus à trois petits points, à 18’’5 de la fin (89-92). Et ce sont Nolley et Goudou-Sinha qui se sont chargés de valider la victoire, sur la ligne des lancers.
Dans le dernier quart-temps, le SLUC a joué avec le feu (32-22). Mais c’est encore lui qui a réussi à en tirer les marrons…
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Sylvain Lautié, après Limoges - SLUC Nancy : « On est heureux, un point c’est tout ! »
Les réactions des deux coaches, après la victoire du SLUC à Limoges (89-95).
Sylvain Lautié : « On est très content de prendre ce match. Je pense qu’on s’est précipité un peu. On a tous, et je dis bien tous, manqué un peu d’humilité en pensant qu’on pouvait aller jouer tous les un contre deux… Il y a eu des prises de risques inutiles, alors que Limoges était en place défensivement. Il fallait laisser Limoges venir, alors que nous sommes allés nous mettre dans le paquet. Mais bon, on est heureux, un point c’est tout ! Et on va fêter cette quatrième victoire dans ce championnat qui est très dur. Et il nous manquait quand même Mohammad Amini pour verrouiller un peu plus la défense. Maintenant, on va se préparer très sereinement pour le derby, qu’il faudra absolument gagner ».
Dario Gjergja (coach Limoges) : « Je félicite Nancy et je dois dire que je suis fier de mon groupe. Ce (samedi) soir, nous avons joué à sept… Et les sept joueurs ont donné tout ce qu’ils avaient à donner. Dans le premier quart-temps, nous avons été un peu fébriles. Il y a eu des balles perdues par naïveté et nous avons souffert au rebond. Mais les joueurs ont continué de se battre. Ce genre d’attitude, c’est que nous aimerions voir à chaque match ».
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SLUC Nancy : la plus belle série depuis le retour dans l’élite
Quels que soient les chemins qu’il emprunte, le SLUC enjambe les obstacles et entasse les victoires. Quatre de suite : cela n’était plus arrivé depuis le retour du club en Betclic Élite. La qualification pour le play-in est au bout de la piste, sur laquelle les Nancéiens sprintent depuis trois semaines !
Après Limoges - SLUC
89-95
Depuis le début de la saison, on peut compter sur les doigts d’une main les conférences de presse d’après-match au cours desquelles le coach nancéien Sylvain Lautié n’a pas posé sur la table la carte « équipe jeune ». Tantôt brandi comme une excuse (ou plutôt comme une explication), tantôt comme un « argument de vente », ce concept qui relève par ailleurs d’un fait incontestable, a une nouvelle fois eu droit de cité, samedi soir, dans les couloirs de Beaublanc.
« Notre jeunesse était un inconvénient en début de saison. Elle peut devenir une belle force en fin de saison… », a ainsi conclu l’entraîneur, avant de monter dans le car. Cette jeunesse, privée pour l’occasion de l’un de ses fers de lance Mohammad Amini, a sans doute sa part de responsabilité dans le relâchement qui a permis à Limoges de revenir dans le match pour effrayer les fans du SLUC. Comme à Monaco, comme face à Dijon. « Même si ce ne sont pas toujours les jeunes qui mettent l’équipe à l’envers… », a d’ailleurs précisé le technicien nancéien.
Mais à Limoges, cette « équipe jeune », qui semble désormais capable de reprendre le contrôle au beau milieu des zones de turbulences, a coché une nouvelle case : elle a gagné en ayant livré un match que l’on peut qualifier de… moyen. Un match jalonné de déchets (17 balles perdues, 17 rebonds offensifs laissés à Limoges, des paniers faciles vendangés…). Gagner sans briller, cela ressemble à un nouveau pas vers la maturité. Et même si la marge est mince, on a désormais parfois le sentiment qu’elle existe bel et bien, au moins face à certains adversaires.
Quatre à la suite…
En tout cas, le potentiel du SLUC est en train d’éclore avec un sens aiguisé du timing. À Limoges, Enzo Goudou-Sinha et ses coéquipiers ont enfilé leur quatrième succès consécutif sur le fil de la saison régulière et emmagasiné le plein de confiance qui va avec, à quelques jours du… « grand-estico » face à Strasbourg (vendredi, 20h30).
Quatre victoires consécutives : le SLUC n’avait jamais été à pareille fête depuis son retour en Betclic Élite (où il dispute sa quatrième saison). Un joli chapelet de victoires que seule la première moitié du classement de Betclic Élite peut revendiquer cette saison (1). Voilà qui donne encore un peu plus de relief aux performances actuelles des basketteurs nancéiens.
La course au play-in
Depuis le retour de la trêve de février, le SLUC cavale à grandes enjambées vers son objectif : le play-in (places de 7 à 10). Ses quatre succès consécutifs et la perspective de recevoir Le Portel et Saint-Quentin en fin de parcours lui ont joliment dégagé l’horizon vers la dixième et dernière place qualificative (la 9e reste également à portée de fusil).
Pour autant, s’il affiche désormais deux victoires d’avance sur Dijon et une doublée du panieaverage sur Boulazac, le compte n’y est pas encore, tout à fait. Mais le vent est porteur et le ballottage est favorable.
(1). Sept autres équipes ont cumulé au moins quatre victoires de rang cette saison : Bourg-en-Bresse, Le Mans, ASVEL, Monaco, Nanterre, Paris et Strasbourg.