26-10-2026, 12:19:38
(26-10-2026, 12:13:02)hv63 a écrit : J'ai pris le temps d'aller chercher des chiffres pour peser le poids de problèmes de certains.C est webster qui a commencé hier et pas Horne
D'où la longueur du propos pour étayer.
La valeur efficace de cette équipe irrégulière n'est franchement pas terrible, à défaut d’être nulle.
Elle vient de rater la marche qu'il ne fallait pas rater. Celle qui aurait fait de cet ensemble de 5 matchs un bilan correct si victoire il y avait eue.
Mais avec 1V-4D, ce n'est pas du tout la même chose.
Je vais évacuer le fait que ce 5e match soit contre Pau, l'aspect émotionnel de cet adversaire n'aura aucun intérêt en fin de saison. Et que la mairie ait brûlé une semaine d'avant non plus. On peut se dire que c'était un promu, mais c'est aussi un argument qui trouve ses limites. Quand on voit comment joue Roanne, comment ils résistent mais ne fléchissent que sur des fins de match, promu ou pas, cela n'a pas tant d'importance que cela, bien cela puisse jouer.
Alors où est le problème ?
- Sur le plan collectif, cette équipe ne sait globalement pas faire des 1ère mi-temps consistantes lui permettant de gérer des temps plus faibles. Ensuite, mentalement, on manque clairement de chicaneurs de ballons, de ces gars essentiels dans une équipe qui le veulent bien plus que l’adversaire quand le ballon est à prendre. A part Guissé, qui est de cette trempe ?
Je pense que l’on a fait le tour des débuts de match Albicy-Horne-Lang-Invernizzi-Ware. Idem pour les 2e mi-temps. C’est d’ailleurs une configuration que l’on ne retrouve ensuite que très peu en cours de match. Va falloir essayer autre chose. Les moments où le CSP doit revenir au score et où il y arrive, cela ne se fait pas avec ce quintet, clairement.
A la différence de l’an passé, et je l’ai déjà écrit, je n’ai pas l’impression de voir des traîne-savates, mais on peut s’interroger sur l’implication de certains à faire au-delà de leur job pour lequel ils sont payés ; et cela de manière continue. Et quand bien même ils diraient le contraire. Ponctuellement, par séquence, peut être, mais pas à chaque seconde sur le parquet. Dans le secteur intérieur, comparer l’envie que met Invernizzi à celle de Ware n’est pas en faveur du dernier nommé. Si la référence visuelle de l’envie, c’est Guissé, disons valeur 100, il ne faut pas guère espérer lui trouver un dauphin avant la valeur 85, et encore pas de manière continue. Jouer bien pour soi-même, avec élégance, c’est une chose, mais faire gagner l’équipe en ferraillant pour l’obtention du ballon, c’en est une autre. Avec une combativité moyenne de l’équipe qui ne doit pas dépasser 70-75 sur la longueur d’un match, en élite, ça ne va pas loin.
Bien évidemment, je parle de défense.
Que les gars s’apprécient, c’est une chose dont on a rien fiche, si ce n’est qu’on est content pour eux. Qu’ils aiment se passer le ballon en attaque, pourquoi pas, mais cela ne le fait pas rentrer dans le cercle pour autant. Que l’on voit de beaux mouvements d’attaque avec un joli passing game, on sait que cela n’a que très peu réussi au spécialiste de la chose, V. Collet.
Bref, du beau, du gentil et du sympathique, on n’en veut plus !
On veut de l’efficace, même si c’est moche.
- Sur le plan individuel, trop de joueurs sont en deçà de la performance attendue de leur part, et d’autres n’ont pas d’impact sur les matchs, n’ont pas le leadership nécessaire malgré des stats relativement flatteuses.
Clairement, je vise Ware avec des stats similaires à l'an passé (+5%). J’entends bien qu’il faut un joueur qui alimente la marque, mais il ne semble pas être ce joueur qui fait gagner les matchs, pas plus que ne l’était Mason qui lui avait en plus tendance à nuire au collectif en ralentissant le jeu. Finalement, je lui préférerais peut être Labeyrie, plus complet et qui s’implique plus, de match en match. C’est moins élégant que Ware ? Ah sûrement, mais souvent ce n’est pas Ware qui est sur le terrain en fin de match pour essayer de gagner, prendre les rebonds cruciaux. Je ne dis pas que Labeyrie y arrive mieux, mais je dis qu’il essaye plus. Au moins sur les 2 ou 3 derniers matchs. Et je suis convaincu qu’on aura jamais plus de combativité de la part de Ware. On fera avec parce que le costume offensif masque les faiblesses et le manque de combativité défensive.
Si on poursuit sur Labeyrie, je le trouve en amélioration dans l’engagement, avec des erreurs certes, mais une implication plus à même d’aller chercher les ballons quand ils sont à prendre au moins sur les derniers matchs. A voir dans la durée, et si le discours va se traduire en actes, mais je préfère sa pente d’évolution que celle de Ware dont je n’attends rien de plus. Labeyrie est un peu au dessus de ce qu’il a fait à la SIG (+10%) sur un morceau de saison (il y a fait le double de Gran Canaria), et cela donne 11 pt – 4,6rb - 0,4 pd - 1,2bp – 12,2 d’éval.
Il me semble que du coté Invernizzi (+20%), il y a plus de concernement pour ce qui est attendu par le CSP. Pas forcément plus d’efficacité, mais au moins l’état d’esprit me semble adapté à la situation. Quant à Dossou, il ne sert pas à grand-chose pour l’instant, et même pour progresser en match vu ce qu’il a fait en début de saison. Pas vraiment un relai pour l’instant.
Un drôle de duo que celui formé par Lang-Guissé en poste 3. Lang fait des stats similaires et Guissé, c'est quasiment +90%. Des styles totalement opposés parce que fondés sur des qualités athlétiques opposées. Finalement, ce n’est peut pas là qu’il faut s’attarder tant on sait que la force de l’un est la faiblesse de l’autre sur le plan offensif, et inversement pour ce qui est de la défense. On peut gagner des matchs en s’appuyant au mieux sur ce que peut produire ce duo, avec le coaching qui va bien, il faut le dire aussi..
Et on en arrive au chantier des lignes arrières, qui disons le clairement, est un vrai bordel. Je ne sais pas quelles étaient les idées directrices de Sarre/Tessier en associant ces joueurs, mais disons-le, ça ne marche pas, ou plutôt, cela ne produit rien d'efficace. Que faire de ce quatuor Albicy-Webster-Stergar-Horne ?
Regardons leur début de saison et comparons avec ce qu’il ont fait l’année dernière :
- Albicy : c’est à peu près le double de Gran Canaria. Mais cela ne dit pas que cela suffit et que cela convient (6,4 pt – 1 rb – 7,4pd – 2,4bp – 27%à T3et 9 d’éval
- Webster : là, c’est le 1/3 de l’an passé en NZ1 certes, et de surcroît, et c’est insuffisant parce qu’on attend le double de ce qu’il a fait en 5 matchs avec 6,3 pt – 3,5 rb – 3 pd 2,5 bp et 8,3 d’éval
- Stergar : lui, c’est 40 % de sa saison précédente, autrement dit misérable et en perdition ; cela se voit dans le rendu de l’équipe avec 4,4 pt – 2,2 rd – 1,6 pd – 0,8 bp – 4,8 déval
- Horne : pas si loin de l’an passé (-25 % env.) et là encore, il en manque pour que le CSP soit là où il devrait être ; il a produit 12 pt – 1,4 rb – 2 pd – 0,8bp- 7,4d’éval.
Avec 3 joueurs sur 4 qui font moins bien que la saison précédente, certes sur 5 matchs de championnat (6 avec la CdF), il est clair que le CSP ne peut être qu’en difficulté en terme de résultats.
De déroute globale, il n’en a pas été question jusque-là, avec des matchs perdus par plus de 15 ou 20 pts par exemple. Des moments faibles, voire très faibles, oui, notamment à Chalon et hier à Pau. Deux matchs où le CSP a eu autour de 20 pts de retard, écart dont il ne s’est pas remis malgré la volonté de revenir.
Le CSP est donc en déficit de ressources techniques et mentales. L’une et l’autre pouvant être cause ou conséquence.
Un mot sur la périphérie des joueurs pro, les Dubos, les frères Masdieu-Reynart dont le besoin d’être inscrit dans l’équipe peut déjà se questionner. Quand plusieurs joueurs pros sont totalement en travers, pourquoi ne pas essayer ces jeunes ? Aurait-on plus chuté à Chalon et à Pau avec eux sur le parquet dans ces moments de désolation où rien ne marche ? Certes, c’est secondaire, mais la logique de leur présence m’échappe.
Et puis Tessier, bien sûr, parce ce début de saison raté ne peut être considéré sans le mettre en question sur la ligne des résultats.
Il parle, il parle, il parle en français aux médias, ce qui ne change rien aux résultats du parquet. Et c’est bien là que ça coince. Je n’ai pas eu l’impression que ses choix de coaching aient pour l’instant retourné un match. Ce qui pose problème, non ? Et le bilan de 1V-4D ne peut que donner raison à cette façon de poser le problème. Il ne se cache pas d’ailleurs, et il a même tendance à prendre sur lui les mauvais résultats de son équipe. Oui, c’est bien de protéger le groupe depuis l’extérieur en période de mauvais temps, mais encore faut-il qu’il se passe quelque chose à l’intérieur.
Parole, paroles, paroles, toujours des mots, encore des mots, les mêmes mots...
Et les mêmes maux …
En mettant en parallèle le bilan de 1V-4D et celui requis pour être quasi sûr d’être en PO, et donc d’avoir cette fameuse CE, le réquisitoire ne peut être que sévère, alors qu’une seule victoire de plus changerait sensiblement la donne sur un petit nombre de matchs. A 2V-3D, la dynamique n’est pas du tout la même, tant évidemment la dynamique des résultats que celle qui s’installe dans les têtes de nos joueurs.
Est-ce la crise ?
Plutôt oui, parce qu’il faut un rétablissement rapide des résultats pour rester au minimum dans la la bordure du 50/50 en terme de V/D, seule condition qui donnera une place dans le top 8 en mai prochaine. Le reste c’est du baratin. Le contenu des matchs ? Très secondaire quand on a un objectif élevé. D’ailleurs, l’important, c’est les 3 points, ou les 4, disent footeux et rugbymen.
Que coachs et dirigeants s’intéressent aux productions individuelles et collectives pour prendre des décisions, c’est logique, mais nous, on veut des résultats, et même en regardant des matchs moches de notre équipe. Et des décisions, il va falloir en prendre sans tarder si les vents demeurent défavorables comme actuellement.
Quand ? Guère au-delà du 7e matchs, voire du 8 e, sauf rétablissement.
Les 3 prochains matchs vont nous confronter au BBD, @Nancy et Paris.
Une seule victoire sur ces 3 matchs serait catastrophique car cela ferait 2V-6D
2V le serait le mini du minimum pour avoir un bilan faible de 3V-5D.
Qui veut imaginer 0 V conduisant 1V-7D ?
Déjà, à cet instant, qui parierait son salaire pour 2V-1D pour ces 3matchs ?
Pas moi !!!!
Autrement dit, la direction doit d’ores et déjà penser des changements. Il ne peut en être autrement.