02-08-2026, 12:03:21
@gillesn : l'avenir est sombre parce que tout ce qui a un soupçon d'aura médiatique est en train de se financiariser. La planète dispose de quelques gens qui ne savent que faire de leur argent alors que tant d'autres en manquent. Et quand ces gens en leur nom propre ou via des institutions privées le dépensent, ce n'est pas pour le bien du plus grand nombre non plus mais pour satisfaire leur égo. Le "reste", l'écosystème n'est là que pour leur servir les plats ou leur servir de faire-valoir. Pour le "reste", c'est vain tant les armes sont inégales.
Les sports US ne sont que l'avant-garde de la suite de cette financiarisation. Golf et tennis, cyclisme y sont aussi. Le foot y est passé depuis la fin du siècle dernier, le rugby y a mis les mains et pieds et y passera tout entier. Le hand y goute et le basket va y basculer via l'EL et NBA-E.
Les médias sont obligés de s'intéresser à ce et à ceux qui brillent. L'époque est ainsi. Buzzing time est le mot d'ordre. On en est à souhaiter de pouvoir être dissocié des ces clubs qui finissent pas ne plus représenter grand chose qu'eux-mêmes. C'est une évolution de fond, structurelle dans le sens que même si une bulle venait à éclater, cela ne restaurerait pas l'état antérieur.
En fait, ce que cela nous inspire n'est que le reflet du temps qui passe où ce que nous avons aimé disparaît. Nous mêmes ne sommes pas éternels et à défaut de dire "c'était mieux avant", il est logique de dire que c'était autrement plus à notre goût. Amen.
Dans cette logique de dissociation, on entend régulièrement qu'il existe un réel enthousiasme dans le foot anglais de 3e ou 4e division, alors que le bruit et la fureur sont en 1ere ligue, des divisions où le "clocher" fait encore sens parce qu'on est d'ici et pas d'ailleurs. Quand je parlais l'autre jour d'être champion de Nouvelle-Aquitaine ou de l'ouest de la France, il y avait un côté un peu sarcastique par rapport à nos derniers résultats sportifs, mais cette idée d'être en confrontation sportive équitable avec des gens "qui nous ressemblent" est aussi en arrière fond.
Qu'avons nous de commun désormais avec Paris ou l'Asvel ? Quasiment rien si ce n'est de croiser leur route 2 fois pas ans en espérant qu'ils aient la tête ailleurs qu'au basket ce jour-là. Notre horizon ressemble plus à celui de Bourg que celui de Monaco ou de la capitale. La compétition n'en est plus une pour les 13 autres clubs tant la disproportion est grande. Viendrait-il à l'idée de mettre les 130kg de Teddy Riner face aux 65 kg de n'importe quel autre champion de judo masculin ? Bien sûr que non ! Mais pourtant, il n'y a rien d'illogique que des catégories financières sportives totalement disproportionnées se confrontent dans des championnats domestiques. Il n'y a aucun intérêt à cela autre que celui de guetter "l'accident industriel" où le 4 à 10 fois plus fortuné va se faire ramasser pas un "gueux". La sublime incertitude du sport sûrement...
Je ne trouve pas illogique que les entreprises françaises de sports soient soumises au même régime fiscal et social que les autres entreprises françaises. On peut toujours discuter du bien fondé de ce régime fiscal relativement uniforme, mais c'est un autre débat. On trouve encore pas mal de mairies avec écrit "égalité" sur le fronton même si on peut douter de la réalité de la chose. Cela ne rend que plus remarquable ce que fait le PSG dans une autre galaxie financière que la ligue 1 , mais aussi différente de celle du Real, du Barça ou de Manchester qui eux n'y sont pas soumis. Même chez les riches il peut y avoir des inégalités. En faux semblant toutefois. Parce qu'à un moment, quand ce ne sont que les plus riches qui se disputent le gâteau des tous meilleurs joueurs, il n'y a plus de prix du marché parce qu'il n'est plus possible de comparer. On peut comparer une 2008 et une Captur, mais pas une Ferrari et une Bugatti ou une Aston Martin. On a besoin des premières, on a envie des secondes.
La dignité est rarement ce qui caractérise les "riches". La discrétion est plutôt le maître mot. Moins on en sait sur eux, mieux ils se portent. Ils ont toutefois besoin de domesticité. Il faut bien que quelqu'un nettoie leurs "chio....es". La métaphore peut se faire avec des clubs servant de faire-valoir à ces équipes surdimensionnées qui n'ont aucun égard pour ceux qu'ils sont obligés de croiser les weed-end. Ces clubs modestes ne leur servent qu'à dire qu'ils sont champions ici ou là en Europe. Parce qu'il faut bien prendre en compte que c'est alors assez facile pour qui "travaille correctement" son projet surdimensionné pour le championnat domestique d'y obtenir des résultats. Monaco et Paris ont tout trusté depuis 4 ans, ne laissant rien à l'Asvel de TP qui n'a réussi en France qu'avant l'avènement de ces 2 concurrents très friqués aussi. Le Mans a réussi quelques braquages sur des compétitions annexes, mais Le Mans travaille bien aussi. Monaco et Paris peuvent s'enorgueillir de cette réussite locale parce que leur Graal de l'EL est tellement difficile à glaner qu'il faut savoir retomber localement sur ses pattes sur ce qui reste néanmoins qu'un accessit .
Nous et les autres clubs ne servons qu'à ça : leur donner une légitimité en abandonnant la nôtre.
Les sports US ne sont que l'avant-garde de la suite de cette financiarisation. Golf et tennis, cyclisme y sont aussi. Le foot y est passé depuis la fin du siècle dernier, le rugby y a mis les mains et pieds et y passera tout entier. Le hand y goute et le basket va y basculer via l'EL et NBA-E.
Les médias sont obligés de s'intéresser à ce et à ceux qui brillent. L'époque est ainsi. Buzzing time est le mot d'ordre. On en est à souhaiter de pouvoir être dissocié des ces clubs qui finissent pas ne plus représenter grand chose qu'eux-mêmes. C'est une évolution de fond, structurelle dans le sens que même si une bulle venait à éclater, cela ne restaurerait pas l'état antérieur.
En fait, ce que cela nous inspire n'est que le reflet du temps qui passe où ce que nous avons aimé disparaît. Nous mêmes ne sommes pas éternels et à défaut de dire "c'était mieux avant", il est logique de dire que c'était autrement plus à notre goût. Amen.
Dans cette logique de dissociation, on entend régulièrement qu'il existe un réel enthousiasme dans le foot anglais de 3e ou 4e division, alors que le bruit et la fureur sont en 1ere ligue, des divisions où le "clocher" fait encore sens parce qu'on est d'ici et pas d'ailleurs. Quand je parlais l'autre jour d'être champion de Nouvelle-Aquitaine ou de l'ouest de la France, il y avait un côté un peu sarcastique par rapport à nos derniers résultats sportifs, mais cette idée d'être en confrontation sportive équitable avec des gens "qui nous ressemblent" est aussi en arrière fond.
Qu'avons nous de commun désormais avec Paris ou l'Asvel ? Quasiment rien si ce n'est de croiser leur route 2 fois pas ans en espérant qu'ils aient la tête ailleurs qu'au basket ce jour-là. Notre horizon ressemble plus à celui de Bourg que celui de Monaco ou de la capitale. La compétition n'en est plus une pour les 13 autres clubs tant la disproportion est grande. Viendrait-il à l'idée de mettre les 130kg de Teddy Riner face aux 65 kg de n'importe quel autre champion de judo masculin ? Bien sûr que non ! Mais pourtant, il n'y a rien d'illogique que des catégories financières sportives totalement disproportionnées se confrontent dans des championnats domestiques. Il n'y a aucun intérêt à cela autre que celui de guetter "l'accident industriel" où le 4 à 10 fois plus fortuné va se faire ramasser pas un "gueux". La sublime incertitude du sport sûrement...
Je ne trouve pas illogique que les entreprises françaises de sports soient soumises au même régime fiscal et social que les autres entreprises françaises. On peut toujours discuter du bien fondé de ce régime fiscal relativement uniforme, mais c'est un autre débat. On trouve encore pas mal de mairies avec écrit "égalité" sur le fronton même si on peut douter de la réalité de la chose. Cela ne rend que plus remarquable ce que fait le PSG dans une autre galaxie financière que la ligue 1 , mais aussi différente de celle du Real, du Barça ou de Manchester qui eux n'y sont pas soumis. Même chez les riches il peut y avoir des inégalités. En faux semblant toutefois. Parce qu'à un moment, quand ce ne sont que les plus riches qui se disputent le gâteau des tous meilleurs joueurs, il n'y a plus de prix du marché parce qu'il n'est plus possible de comparer. On peut comparer une 2008 et une Captur, mais pas une Ferrari et une Bugatti ou une Aston Martin. On a besoin des premières, on a envie des secondes.
La dignité est rarement ce qui caractérise les "riches". La discrétion est plutôt le maître mot. Moins on en sait sur eux, mieux ils se portent. Ils ont toutefois besoin de domesticité. Il faut bien que quelqu'un nettoie leurs "chio....es". La métaphore peut se faire avec des clubs servant de faire-valoir à ces équipes surdimensionnées qui n'ont aucun égard pour ceux qu'ils sont obligés de croiser les weed-end. Ces clubs modestes ne leur servent qu'à dire qu'ils sont champions ici ou là en Europe. Parce qu'il faut bien prendre en compte que c'est alors assez facile pour qui "travaille correctement" son projet surdimensionné pour le championnat domestique d'y obtenir des résultats. Monaco et Paris ont tout trusté depuis 4 ans, ne laissant rien à l'Asvel de TP qui n'a réussi en France qu'avant l'avènement de ces 2 concurrents très friqués aussi. Le Mans a réussi quelques braquages sur des compétitions annexes, mais Le Mans travaille bien aussi. Monaco et Paris peuvent s'enorgueillir de cette réussite locale parce que leur Graal de l'EL est tellement difficile à glaner qu'il faut savoir retomber localement sur ses pattes sur ce qui reste néanmoins qu'un accessit .
Nous et les autres clubs ne servons qu'à ça : leur donner une légitimité en abandonnant la nôtre.
L'Âme du CSP n'appartient qu'à ceux qui le supportent, pas à ceux qui le possèdent.